août 19th, 2010 § § permalink

Il nous arrive à tous d’oublier des choses, parfois même, d’oublier le mot de passe de son compte utilisateur. Si vous êtes sous Linux et que vous avez gardé GRUB dans sa configuration d’origine il est possible de surmonter ce problème sans CD/DVD de Linux et sans formater toutes vos données.
Par contre, s’il s’agit d’un compte Windows, la méthode conventionnelle nécessite l’emploi d’un CD/DVD de Windows, ce que vous n’avez pas forcément sous la main (notamment si vous avez un Windows OEM d’installé).
Sachez toutefois qu’il vous est possible de supprimer ou de modifier le mot de passe de votre compte Windows depuis Linux, que cela soit via un Linux présent sur votre machine autant que second système d’exploitation ou bien via un LiveCD Linux (du moment qu’il vous est possible d’installer des paquets supplémentaires).
L’outil qui permet de faire cela se nomme chntpw. Regardons ensemble comment l’utiliser :
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# Installation de chntpw sous Debian/Ubuntu (droits root requis) aptitude install chntpw # Installation de chntpw sous Archlinux yaourt -S chntpw # Installation de chntpw sous Fedora (droits root requis) yum install chntpw # On doit se rendre dans le répertoire où se trouve le fichier SAM de Windows # Ce fichier est dans le répertoire WINDOWS/system32/config/ de la partition contenant votre Windows # Le début du chemin varie donc selon le montage de votre partition Windows cd /media/disk1/WINDOWS/system32/config/ # On liste les comptes Windows chntpw -l SAM |

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# On va par exemple travailler sur le compte 'Nassim' (voir capture d'écran ci-dessus) chntpw SAM -u Nassim |

Description des options du menu :
1 – Suppression du mot de passe du compte.
2 – Modification du mot de passe du compte (à utiliser avec prudence sous XP et Vista, probablement à cause de certains dispositifs de renforcement du cryptage).
3 – Ajout des droits administrateur au compte.
4 – Débloquer/activer le compte.
q – Quitter.
Une fois votre choix fait (et éventuellement le nouveau mot de passe saisi), l’application vous demandera si vous désirez réellement sauvegarder les changements dans le fichier SAM, il faudra donc répondre oui (Y).
Voilà, j’espère que ce petit billet vous aura donné un petit coup de pouce !!!
août 18th, 2010 § § permalink

En cryptologie, le partage de secret est une méthode consistant à fragmenter un secret en plusieurs éléments, de façon à ce que le secret ne soit reconstituable qu’avec la réunion d’un certain nombre de ces différents éléments.
Le logiciel ssss disponible sous Linux implémente la méthode Shamir de partage de secret. Voyons un peu comment cela fonctionne :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
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# Installation du logiciel ssss (valable pour Debian et Ubuntu uniquement) sudo aptitude install ssss # Fragmentation de notre mot de passe en 5 éléments de façon à ce qu'il soit reconstituable à partir de 3 de ces éléments. ssss-split -t 3 -n 5 Generating shares using a (3,5) scheme with dynamic security level. Enter the secret, at most 128 ASCII characters: my secret root password Using a 184 bit security level. 1-1c41ef496eccfbeba439714085df8437236298da8dd824 2-fbc74a03a50e14ab406c225afb5f45c40ae11976d2b665 3-fa1c3a9c6df8af0779c36de6c33f6e36e989d0e0b91309 4-468de7d6eb36674c9cf008c8e8fc8c566537ad6301eb9e 5-4756974923c0dce0a55f4774d09ca7a4865f64f56a4ee0 # Pour reconstituer le mot de passe ssss-combine -t 3 Enter 3 shares separated by newlines: Share [1/3]: 3-fa1c3a9c6df8af0779c36de6c33f6e36e989d0e0b91309 Share [2/3]: 5-4756974923c0dce0a55f4774d09ca7a4865f64f56a4ee0 Share [3/3]: 2-fbc74a03a50e14ab406c225afb5f45c40ae11976d2b665 Resulting secret: my secret root password |
Je vous recommande de lire le man de la commande ssss-split pour voir les différentes options possibles mais en général cet outil reste simple d’utilisation.
On peut imaginer exploiter ce logiciel au sein d’un système d’authentification ou par exemple partager le mot de passe d’une archive compressée.
Site officiel : http://point-at-infinity.org/ssss/
août 15th, 2010 § § permalink

Öhhh catastrophe ! öhhh désespoir ! Vous êtes affolé devant votre écran, les mains qui tremblent, à essayer de retrouver le précieux sésame donnant l’accès total et sans restrictions à votre base de données MySQL. Est-ce peine perdue ? Rassurez-vous, la réponse est non !
En effet, il est toujours possible de réinitialiser le mot de passe root de votre base de données. Voici la démarche à suivre :
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# Note :Toutes ses opérations nécessites d'avoir les droits root sur le système # On stoppe le serveur MySQL /etc/init.d/mysql stop # On lance le serveur en mode 'safe' /usr/bin/mysqld_safe --skip-grant-tables & # On se connecte autant que root à la BD MySQL (Ohhh miracle ! Aucun mot de passe n'est demandé ;-) ) mysql --user=root mysql |
Une fois connecté autant que root à votre serveur MySQL, il suffit de paramétrer un nouveau mot de passe :
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mysql> update user set Password=PASSWORD('votre-nouveau-mot-de-passe') WHERE User='root'; |
Finissons en relançant notre serveur MySQL en mode normal :
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# On stoppe le processus mysqld_safe... attention méthode brutale ^^ killall -9 mysqld_safe # On démarre MySQL en mode normal /etc/init.d/mysql start |
Et voilà, la fin est toujours heureuse dans le joli monde Unix !
février 15th, 2010 § § permalink
Etant passionné de sécurité informatique, il m’arrive de temps en temps d’auditer la sécurité de certains sites ou serveurs. Certes, c’est un loisir dangereux car illégal aux yeux de la loi mais je ne suis pas adepte du défacement, je ne touche jamais à l’intégrité des systèmes informatique que j’analyse .
Il y a quelques mois, je me suis intéressé à un serveur du Cerist, en l’infiltrant je suis tombé sur le site de l’association Cultural Network. En analysant ses données, je me suis rendu compte que sa conception était l’exemple même de ce qu’il ne faut absolument pas faire en terme de stockage de données. En effet, l’ensemble de mots de passe des membres étaient enregistrés en clair. Ceci facilite non seulement l’usurpation de compte sur le site lui-même mais aussi d’exploiter les mots de passe non cryptés pour tenter d’accéder aux boites emails des utilisateurs qui utilisent le même mot de passe partout.
Voici une capture d’écran de la dite base de données, on y retrouve même des numéros de téléphone… Aïe Aïe !!!

La morale de cette histoire est qu’il faut toujours crypter les mots de passe stockés dans sa base de données, ceci est valable pour toute information sensible.
Je certifie sur l’honneur ne pas avoir altéré ni exploité de manière frauduleuse les informations contenues dans cette base de données.